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EVENEMENTS



une grande vente exceptionnelle du 17 au 19 février 2012 à la parole Errante à Montreuil - 7 rue François Debergue 93100 Montreuil.
Entrée libre - de 10h à 17h - Venez nombreux !



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21 novembre 2011


« LE PARIS DES AFGHANS »

Une étude sur les demandeurs d’asile Afghans à Paris en 2010 réalisée

par France Terre d’Asile et EMMAÜS solidarité

 

 

«  Je ne vis pas comme un être humain ici et je ne peux pas retourner dans mon pays et auprès des miens ». « Qu’est-ce que les droits de l’homme ? Ici, on ne meurt pas qu’une fois comme en Afghanistan, on meurt toutes les secondes. Si j’ai commis un crime qu’on m’amène en prison ! » Ce sont avec ces mots que des jeunes afghans décrivent leur situation à Paris dans une étude publiée par France terre d’asile et Emmaüs solidarité.

 

Dix ans après le début de l’intervention de l’OTAN, les Afghans restent la première communauté de réfugiés dans le monde avec 2,8 millions de personnes principalement présentes au Pakistan et en Iran. La dégradation de la situation sécuritaire en pousse encore davantage sur les routes migratoires. Seulement quelques milliers d’entre eux arrivent jusqu’à Paris après un périple traversant la Turquie et la Grèce. Epuisés, ils sont pris au piège du règlement Dublin II qui détermine le plus souvent ce dernier, l’Italie ou la Hongrie comme pays responsable de l’examen de leur demande d’asile. 

 

Ces Afghans se retrouvent pendant des mois dans les zones grises de l’asile : ni expulsables ni admis au séjour en France, ils deviennent des précaires sans papiers et errants pour lesquels les trottoirs du 10e arrondissement de la capitale et les centres d’hébergement d’urgence sont devenus les seuls refuges. Malgré les multiples condamnations des juges européens et nationaux sur les conditions d’accueil de ces demandeurs d’asile et la mise en œuvre déloyale du règlement Dublin II, l’Etat persiste à se maintenir dans l’illégalité et, surtout, à maintenir ces jeunes dans un régime d’invisibilité indigne. Entre déni de droits et démantèlement des lieux de fixation, la brutalité de l’Etat ne semble poursuivre qu’un seul objectif : transformer ces demandeurs d’asile en clandestins en transit plutôt qu’en transition. 

 

Cette enquête de terrain de 100 pages sur la situation des exilés afghans du 10e arrondissement de Paris est réalisée à partir de l’expérience du Kiosque, un service d’accueil, d’orientation et d’aide administrative, financé entièrement par la Mairie de Paris et géré par France terre d’asile et Emmaüs Solidarité pour apporter une réponse humaine et administrative à ce public. Elle décrit et dénonce les effets dramatiques et absurdes de la politique française qui s’apparente à un renoncement à notre devoir de protéger les personnes persécutées. L’extrême précarité de ces personnes sur le territoire parisien vient nous rappeler l’absolue nécessité de prévoir un hébergement adapté aux demandeurs d’asile placés sous le règlement Dublin II et de mettre en place une procédure loyale et juste. Au moment où l’Union européenne discute de l’avenir de l’asile en Europe, cette étude souligne enfin les incohérences du régime d’asile européen ainsi que l’impact sur les droits fondamentaux des personnes qui demandent une protection internationale.

 


Consulter l'étude sociologique du Kiosque

 

 

Contacts :

France Terre d’Asile / Caroline Morvan / Chargée de l'information / cmorvan@france-terre-asile.org  / 01 53 04 39 93

EMMAÜS Solidarité / Anne Derycke / communication@emmaus.asso.fr / 01 44 82 77 43




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Le collectif des associations unies, enfin reçu par le Premier ministre !



Janvier 2008, le Premier ministre lançait un grand « Chantier national prioritaire » pour le logement de personnes sans abri et mal logées. Rapport Pinte, Refondation du dispositif d’hébergement et d’accès au logement,… les associations attendaient des engagements forts et des réponses concrètes face aux situations de détresse sociale et d’exclusion dont souffrent des centaines de milliers de nos concitoyens. C’est pourtant une dégradation de la situation qu’elles constatent sur le terrain, et qu’elles ne cessent de dénoncer jour après jour, depuis des mois. De toute évidence, les promesses n’ont pas été tenues :

- Hébergement :
c’est encore avec des plans hivernaux (ouverture de gymnases…) que les pouvoirs publics répondent, dans l’urgence et de façon temporaire, aux besoins des personnes à la rue. Les tensions de cet été (face à l’absence de solutions à proposer aux personnes à la rue, face aux coupes budgétaires sur les hôtels…) ont remis sur le devant de la scène un contexte d’urgence sociale dont le Gouvernement ne semble pas vouloir prendre la mesure !

- Prévention : elle devait être un pilier essentiel du Chantier national prioritaire, mais reste résolument au point mort voire en régression (absence d’action interministérielle pour la prise en charge des personnes en difficulté de santé, les sortants de prison, les migrants en situation de détresse, prévention des expulsions…).

- Logement : la lutte contre l’habitat indigne comme l’accès au logement des plus modestes ne sont toujours pas une priorité, et les diminutions budgétaires pour la construction de logements sociaux dans les années à venir ne font qu’accroître nos inquiétudes !

Le Collectif des associations unies sera reçu par le Premier ministre lundi 26 septembre 2011 à 15h45.
Ce sera pour lui l’occasion de témoigner de ces graves difficultés et de demander la mise en oeuvre rapide d’une nouvelle politique du logement des personnes sans abri et mal logées.
 

Les 33 associations du Collectif :

Advocacy France
Association des Cités du Secours Catholique,
Association Nationale des Compagnons Bâtisseurs,
ATD Quart Monde,
Centre d’action sociale protestant (CASP)
Collectif Jeudi noir
Collectif Les Morts de la Rue,
Comité des Sans Logis
Croix-Rouge française,
Emmaüs France,
Emmaüs Solidarité,
Enfants de Don Quichotte,
Fédération d’aide à la santé mentale Croix marine
Fédération des Associations pour la Promotion et l'Insertion par le Logement (FAPIL),
Fédération de l’Entraide Protestante,
Fédération Française des Equipes Saint-Vincent,
Fédération des Pact,
Fédération nationale Habitat & Développement,
Fédération Nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale (FNARS),
Fédération Nationale des Associations Solidaires d’Action avec les Tsiganes et les Gens du voyage
(FNASAT-Gens du voyage),
Fondation Abbé Pierre,
Fondation de l’Armée du Salut,
France Terre d’Asile,
Habitat et Humanisme,
Les petits frères des Pauvres,
Ligue des Droits de l’Homme,
Médecins du Monde,
Secours Catholique,
Union Nationale des Amis et des Familles de Malades Psychiques (UNAFAM),
Union des professionnels de l'hébergement social (UNAFO),
Union Nationale des Comités Locaux pour le Logement Autonome des Jeunes (UNCCLAJ)
Union Nationale pour l’Habitat des Jeunes (UNHAJ),
Union Nationale Interfédérale des OEuvres et Organismes Privés Sanitaires et Sociaux (UNIOPSS)



Paris, le 29 juin 2011

LE MEPRIS

Trois ans après l’annonce par François Fillon d’un grand « Chantier national prioritaire pour le logement », l’accès au logement des personnes sans abri et mal logées n’est toujours pas une priorité. Le Premier ministre s’était engagé à revoir les associations du Collectif (qui rassemble les principaux acteurs associatifs de la lutte contre l’exclusion par le logement), suite à leur mobilisation sur le Pont des Arts en novembre 2010. A la veille de l’été, elles n’ont pas été reçues. Même silence du Président de la République, qui n’a guère donné suite à notre demande de rencontre en janvier 2011…

Face au mépris des plus hautes instances de l’Etat envers toutes les situations d’exclusion et de détresse sociale qui ne sont pas prises en charge, les associations veulent exprimer leur colère !

 

Elles ont vu se multiplier, ces dernières semaines, des mesures d’une grande brutalité :

-          Fermeture de places d’hébergement et d’hôtel, sans qu’aucune solution ne soit proposée aux personnes. Ces fermetures sont la conséquence de réductions budgétaires inacceptables en 2011 (- 41 millions d’€) et qui pourraient se poursuivre en 2012 (annonce d’une diminution de 64 millions d’€). Sachant que l’Etat fait lui-même le diagnostic d’un manque de places d’hébergement (ex : déficit de 13 000 places en Ile-de-France) sans vouloir en créer de nouvelles ;

-          Remises en cause frontales du principe d’accueil inconditionnel pour les publics migrants et demandeurs d’asile. Alors que les capacités des Centres d’Accueil pour Demandeurs d’Asile (CADA) sont notoirement insuffisantes (seulement 37% des demandeurs d’asile présents sur le territoire au 1er janvier 2010 ont été pris en charge), les restrictions budgétaires sur le dispositif d’accueil d’urgence remettent en cause le devoir d’accueil inconditionnel. Le Collectif dénonce les décisions discriminatoires de certaines préfectures (Calvados, Haut-Rhin, Vienne, Yonne, Moselle…) qui demandent aux associations de remettre à la rue les personnes migrantes, qui sont pourtant parmi les plus vulnérables ;

-          Fragilisation extrême du secteur associatif, déjà fortement pressurisé. Ces coupes budgétaires exposent les associations à des difficultés croissantes pour venir en aide aux personnes qu’elles accueillent. La multiplication sur tout le territoire des annonces de licenciements et/ou de fermetures de structures montre qu’une nouvelle étape est franchie.

 

Les associations du Collectif ont été invitées à participer à un énième rendez-vous, jeudi 30 juin, avec le secrétaire d’Etat au Logement dans le cadre de la Refondation (réforme du dispositif d’hébergement et de l’accès au logement lancée en 2009). Alors qu’elles ont joué le jeu du dialogue depuis deux ans, elles craignent que cette rencontre, comme les précédentes, soit en déconnexion totale avec les réalités de terrain et n’aboutisse à rien de concret (ex : toujours pas de perspective pour sortir de la gestion saisonnière de l’hébergement pour l’hiver 2011-2012, alors que la Refondation devait déjà régler ce problème pour l’hiver dernier).

Quelles perspectives pour la Refondation et sa logique du « logement d’abord », en l’absence d’une offre de logements suffisante et accessible, notamment dans les zones les plus tendues ? Rappelons que plus de 3.5 millions de personnes sont non ou mal-logées en France, et plus de 18 700 ménages prioritaires dans le cadre du Dalo n’ont pas été relogés par les préfets au-delà du délai légal. Les orientations actuelles de la politique du logement ne font que renforcer nos inquiétudes : désengagement de l’Etat sur le budget des aides à la pierre et sur celui de l’Anah, remise en cause du conventionnement social dans le parc privé, politique de prévention des expulsions locatives au point mort…

 

Le Collectif des associations demande aujourd’hui au Gouvernement un engagement extrêmement fort, à travers des moyens financiers suffisants pour faire face à la crise sociale majeure que nous traversons.

 

 

Contacts presse :

FNARS : Bernard Loye (01 48 01 82 06)

Secours Catholique : Catherine Coutansais (01 45 49 73 40) Djamila Aribi (01 45 49 75 24)

Fondation Abbé Pierre : Mighelina Santonastaso (01 55 56 37 45 - 06 23 25 93 79)

EMMAÜS Solidarité : Anne Derycke : 01 44 82 77 43 – 06 62 82 65 47 - communication@emmaus.asso.fr

 



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Migrants tunisiens : du rêve à la rue



Par NICOLAS CLEMENT Directeur général, CLAUDE CHAUDIÈRES Vice-Président de l’association Emmaüs.
 
Libération, le 27 mai 2011
 
 
Quelle sera la responsabilité de la France ? Ils sont jeunes, sans rien, juste un sac. Arrivés depuis peu, traqués par la police, ils se cachent chez des amis ou des parents. Ceux qui sont seuls, une centaine seulement pour le moment, dorment à la rue, dans des jardins, terrés, entre périphérique et chemin de fer désaffecté, au creux d’un talus, couchés sur des immondices.
Pourquoi avoir quitté un pays enfin démocratique ? Partir loin du soleil qui nous fait rêver, pour être si maltraités ici ? Pourquoi refuser de rentrer ? Le tourisme (seulement 8 % du PIB) a chuté très fort (- 41 %). Et le Sud est très frappé. On comprend le départ de ces jeunes vers la France. Rêve d’eldorado, mais aussi fuite devant un quotidien sans espoir. Peu qualifiés, peu francophones, ils sont presque tous déterminés à rester en France. Comme les Afghans fuyant un pays en guerre et arrivés il y a plus d’un an, ils ont payé de lourds «péages» et ne rentreront que s’ils peuvent au moins les rembourser.
Ils attendaient un autre accueil : célébrés pour leur révolution, ils sont rejetés dès leur arrivée ! Seuls, ils ont renversé leur dictateur. Mais, pour eux comme pour ceux que notre pays a aidés «à retrouver la démocratie», nous sommes très ambigus ! Nous célébrons le printemps arabe, tentons d’écarter les talibans, appuyons des révolutionnaires libyens au profil incertain ; mais, quand ces bouleversements drainent quelques centaines ou milliers de ces hommes, alors la France se ferme à ces pseudo-déferlements.
A la demande de la mairie de Paris, France terre d’asile et Aurore hébergent 250 Tunisiens, les «Chorbas» distribuent des repas et Emmaüs a lancé des tournées de nuit. La rue ne se résume pas aux seuls Tunisiens : en une nuit, dans le nord de Paris, on en rencontre un peu plus de 100 mais aussi des dizaines d’Erythréens, Afghans, Polonais ou Roumains. Et bon nombre sont régularisables ou peuvent bénéficier d’hébergements liés à leur demande d’asile. Cette situation est inacceptable. Emmaüs demande un arrêt des rafles policières, des conditions d’accueil dignes et une politique d’intégration européenne plus juste et solidaire pour améliorer l’accompagnement, le soutien individualisé tout au long du parcours d’intégration et le développement de dispositifs adaptés aux besoins des nouveaux arrivants, et aussi pour aider à la relance économique de la Tunisie.
Assumons nos choix de politique étrangère. Déjà en 1989, on a paru regretter la chute du Mur qui permettait aux peuples de l’Est de sortir de leurs frontières et à certains de chercher chez nous une alternative à leur séisme économique. La France a raison d’aider à abattre les dictatures voisines, mais elle doit en accepter les effets collatéraux. D’autant plus que ces nouveaux arrivants sont jeunes, courageux (et pas si nombreux qu’on le dit !) et ne peuvent que nous apporter force et dynamisme.

                                                                                                                                           





La Croix le 02/05/2011



Par Odile Boudeau, directrice de l’Agora et Frédérique Rastoll, chargée de mission logement à l'Association Emmaüs. Article publié dans La Croix du 2 mai 2011

Il y a un an, 39 personnes sans domicile ont vu leur dossier, en vertu du droit à un logement opposable, accepté.
Elles attendent toujours une proposition d’hébergement et se voient désormais reprocher que leur dossier n’est plus à jour.

En mars 2010, à l’Agora, accueil de jour de l’Association Emmaüs, 39 personnes sans domicile se réunissent pour entendre parler de la loi du 5 mars 2007 et du droit à l’hébergement opposable. Elles apprennent qu’elles peuvent déposer des dossiers pour expliquer leur situation – sans logement, sans domicile, sans abri, - et adressent leurs 39 dossiers le 6 avril 2010 à la Commission de médiation de Paris. A l’issue d’un délai de six semaines, chaque personne reçoit un courrier disant qu’elle est "désignée comme prioritaire et doit être accueillie en urgence dans une structure d’hébergement, un établissement ou logement de transition, un logement foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale".
La lettre du Président de la commission de médiation de Paris précise aussi que cette décision est "transmise au Préfet de Paris afin qu’une offre d’hébergement soit faite dans un délai maximum de six semaines". Jusque là, tout se déroule donc comme le prévoit la loi.

Pourtant, au bout du délai accordé au Préfet, aucune proposition d’hébergement ne parvient aux intéressés. L’hiver est proche, 14 personnes décident de saisir le Tribunal administratif. En novembre et décembre, c’est le moment des audiences devant le juge du tribunal, puis de la réception des jugements qui enjoignent "au Préfet d’assurer l’accueil en urgence dans une structure d’hébergement" et fixent le montant d’une astreinte due par le Préfet pour chaque jour de retard.

Comme tous les 15 jours, en avril 2011, les personnes se réunissent pour voir s’il y a du nouveau. Aucune proposition d’hébergement n’est encore connue mais, espoir, un service de l'État souhaite joindre l’Association Emmaüs au sujet des 39 dossiers déposés un an plus tôt, en avril 2010. Le contact est don

c pris avec ce service pour s'entendre dire : "Nous voulions vous alerter sur le fait que des dossi
ers ne sont plus à jour". Autrement dit, certaines adresses de domiciliation ne sont plus valables. Mais impossible de faire entendre à l'administration que l’Association Emmaüs est toujours en contact avec ces personnes qui peuvent donc être jointes.

Ainsi, du 6 avril 2010 au 13 avril 2011, jour de cette courte mais édifiante conversation téléphonique, c’est une année qui s’est écoulée, un hiver qui est passé, les centres provisoires de la période hivernale qui ont fermé. Et les 39 personnes sont toujours sans logement, sans domicile, sans abri ! Quoi d’étonnant que certains soient sans adresse ?
Un an d’attente d’un hébergement qui est un droit opposable mais non appliqué, un an d’attente d’un hébergement, un droit reconnu mais bafoué.

                                                                                                                                     





Le Monde 31/03/2011

Jeudi 31 mars, l'hiver est considéré comme terminé. Les sans-abri peuvent retourner à la rue !

Dès le 1er avril à Paris, 600 personnes actuellement hébergées dans le cadre du plan hiver seront mises dehors. D'autres centres fermeront dans les jours suivants, et on atteindra plus de 1 000 personnes rendues à l'errance à Paris. Dans le Val-de-Marne, ils seront plus de 800 dans la même situation et près de 1 000 en Seine-Saint-Denis. Au total, ce seront près de 3 000 personnes qui n'auront plus de lieu couvert où dormir dans les prochains jours dans l'agglomération parisienne. C'est un drame. Et nous sommes tous concernés.

Ce n'est pas le froid qui tue les sans-abri. Le Collectif Les Morts de la rue, qui recense chaque année le nombre et l'âge des sans-abri qui meurent en France, le montre bien : on disparaît tout autant l'été que l'hiver, au printemps qu'en automne.

C'est l'usure qui tue ! Usure due à l'incertitude permanente : où vais-je m'installer, cet endroit est-il sûr, est-ce que je risque d'être attaqué, comment vais-je manger demain, tout à l'heure, y aura-t-il une association qui me donnera un repas, devrai-je le trouver dans une poubelle, comment réussir à réunir les documents qu'il me faut alors que je n'ai plus de papiers d'identité depuis longtemps ?... Usure de devoir une fois encore expliquer avec de pauvres mots pourquoi on ne trouve pas de travail dans un pays où tant de gens qualifiés et bien intégrés ont du mal à retrouver un emploi. Usure liée à la solitude et aux ruptures affectives en tous sens, avec la tentation des addictions... L'hébergement n'est pas une garantie de réinsertion, mais c'est un premier pas. Imaginez cette quête incessante pour réaliser les opérations les plus simples de la vie : se laver, dormir, manger, aller aux toilettes...

En dehors même du plan hivernal, rien que ces huit derniers mois, l'Association Emmaüs a été contrainte, faute de financements, de fermer trois centres d'hébergement "pérennes" et de remettre dans la rue plus de 150 personnes. Nous retrouvons donc dans les rues les personnes que nous hébergions dans nos centres et que nous ne pouvons plus abriter. Dans quelques jours, nous aurons sous les yeux la misère la plus crue que nous aurons refusé de secourir. Nous ne pouvons pas accepter cette solidarité réduite au plan hiver.

Au même moment vient d'être votée une loi qui oblige les personnes sans papiers à payer 30 euros pour bénéficier de l'aide médicale d'Etat. Or, même si cette somme est pour beaucoup de gens acceptable, nous savons qu'un certain nombre de personnes sans papiers ne pourront pas la payer. Un rapport de l'administration démontre que c'est une fausse bonne idée, les personnes qui ne se soigneront pas verront leur santé se dégrader et elles seront prises en charge un jour dans un état sanitaire très dégradé qui occasionnera des dépenses bien plus importantes. Nous propose-t-on de les laisser mourir sans être soignées, pour faire des économies ?

On nous annonce également que le budget des associations qui hébergent les sans-abri est réduit de 3 % environ en 2011 et que la même réduction s'appliquera les années suivantes. Nous ne pourrons pas, dans ces conditions, maintenir le nombre de places actuel. Ce n'est plus seulement la sortie du plan hiver qui est en cause, c'est le coeur de notre mission permanente. On peut nous demander de faire des économies, c'est notre rôle d'améliorer notre service aux personnes accueillies et hébergées au meilleur coût pour la collectivité. On ne peut pas nous demander de diminuer nos ressources tout en augmentant en permanence le niveau d'exigence de l'Etat.

Au nom du "logement d'abord", on nous dit qu'il ne faut plus augmenter le nombre de places d'hébergement. Mais en région parisienne, quand prévoit-on un nombre de logements sociaux suffisant pour accueillir les 30 % de personnes hébergées prêtes à entrer dans un logement HLM? Et dans l'attente de cette date hypothétique, comment fait-on pour abriter les personnes dépourvues de toit ?

Au nom des difficultés budgétaires, on nous dit que la réduction du budget social est inévitable. Nous demandons que la réforme fiscale en préparation se construise sur des objectifs de justice sociale et de redistribution assurant à toute personne la possibilité de vivre sur notre territoire dans la dignité. En particulier, nous demandons que soit supprimé tout avantage fiscal au logement locatif privé sans contrepartie sociale et, plus généralement, toute aide à l'accession à la propriété sans plafond de ressources, afin que les moyens ainsi dégagés soient reconvertis vers le logement social, l'hébergement et l'action en direction des plus défavorisés.

L'Association Emmaüs demande instamment à l'Etat de respecter la loi française et les directives européennes, c'est-à-dire d'assurer les besoins élémentaires (toit, nourriture, santé...) de toute personne vivant sur son territoire, quelle que soit sa situation administrative. L'Etat est en faute lorsqu'il contraint les associations à remettre les personnes à la rue sans solution. Il ne respecte pas la loi de mars 2009 qui pose le droit des personnes accueillies dans un centre d'hébergement d'urgence de s'y maintenir tant qu'une autre solution d'hébergement ne leur a pas été proposée, il ne respecte pas la loi DALO qui instaure un droit au logement opposable.

Emmaüs demande instamment à l'Etat de garantir aux associations, sur la base de l'année 2010 et pour plusieurs années, des budgets de fonctionnement et de modernisation qui leur permettent de s'adapter aux exigences nouvelles de l'administration, aux changements de leurs missions et à l'évolution de leurs publics.

Depuis plusieurs mois, en son nom ou au sein du Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement, qui regroupe trente et une associations, Emmaüs en appelle au président de la République, qui s'était engagé en 2007 à ce qu'il n'y ait plus personne à la rue. Après avoir voté un "droit au logement opposable", voter un "bouclier social pour les sans-abri".

 

 

Nicolas Clément et Claude Chaudières, respectivement directeur général et vice-président de l'Association Emmaüs.

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COMMUNIQUE DU COLLECTIF DES ASSOCIATIONS UNIES

14 mars 2011

L’expulsion n’est pas une solution !

 

 

La trêve hivernale prend fin le 15 mars 2011, et avec elle le « sursis » accordé aux ménages fragilisés dans leur logement et passibles d’expulsion.

Face à cette menace, et devant l’explosion du nombre de ménages en difficultés, le Collectif des associations unies dénonce les carences des pouvoirs publics et propose d’autres solutions.

 

10 millions de personnes sont touchées par la crise du logement : flambée des prix de l’immobilier, des niveaux de loyer et des charges… les ménages n’ont jamais dépensé autant pour se loger. Alors que la dernière enquête Logement de l’INSEE révèle que 1,8 millions de locataires rencontrent des difficultés de paiement, la crise économique et sociale a depuis fragilisé de nouvelles catégories de personnes, comme en témoigne la recrudescence des demandes d’aide adressées aux associations, CCAS, banques alimentaires… Alors que les chiffres pour l’année 2009 sont édifiants (106 488 décisions de justice prononçant l’expulsion, et 10 599 familles jetées à la rue avec le concours de la force publique – soit une hausse de 78% en 10 ans !), les associations redoutent une amplification des expulsions dans les semaines et mois à venir.

 

Face à cette situation alarmante, l’absence de politiques de prévention est inacceptable ! Au-delà des déclarations d’intention, le désintérêt des pouvoirs publics pour la prévention n’est que trop manifeste : moyens insuffisants pour garantir le fonctionnement des CCAPEX (Commissions de coordination des actions de préventions des expulsions ), volet Prévention réduit à peau de chagrin dans le chantier de la Refondation… Au lieu de l’ambitieuse politique de prévention annoncée, c’est à une reprise des expulsions que l’on va assister ! Des expulsions qui sont pourtant la pire des « solutions » sur le plan humain, social, et même économique. Sans compter leur caractère absurde puisque l’Etat, qui d’un côté expulse, doit de l’autre reloger les familles au titre du Dalo !

Face à ce durcissement à l’encontre des plus fragiles, que le Collectif n’a cessé de dénoncer au cours des derniers mois, le seul motif de « satisfaction » en cette veille de la fin de trêve hivernale, est la censure par le Conseil constitutionnel de l’article 90 de la loi LOPPSI 2. Les associations resteront toutefois vigilantes face à de nouvelles menaces, notamment celles contenues dans la proposition de loi Perben contre les locataires en difficultés.

 

Pour toutes ces raisons, le Collectif des associations unies exige une politique de prévention réellement ambitieuse, basée en priorité sur :

Ø       la suspension des expulsions locatives en 2011 pour les ménages dans l'impossibilité financière d'honorer leur loyer (avec dédommagement des propriétaires et accompagnement social des ménages) ;

Ø       le fonctionnement effectif des CCAPEX : le Collectif demande à ce qu’elles soient dotées des moyens nécessaires et qu’elles fassent l’objet d’une saisine obligatoire trois mois avant l’audience ;

Ø       au-delà de la production de logements locatifs sociaux, le Collectif demande des mesures de solvabilisation des locataires les plus modestes pour éviter de nouvelles catastrophes sociales, notamment une revalorisation des aides personnelles au logement ;

Ø       une pleine application du principe de non remise à la rue : à la veille de la fin du Plan hivernal, les associations seront particulièrement attentives à ce que toute suppression de place s’accompagne effectivement d’une proposition digne de ce nom aux personnes hébergées.

 

 

Contacts presse :

FNARS : Bernard Loye (01 48 01 82 06)

Secours Catholique : Catherine Coutansais (01 45 49 73 40) Djamila Aribi (01 45 49 75 24)

Fondation Abbé Pierre : Mighelina Santonastaso (01 55 56 37 45 - 06 23 25 93 79)
Association Emmaüs : Anne Derycke 01 44 82 77 43

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COMMUNIQUE D'EMMAÜS INTERNATIONAL

Montreuil, 24 février 2011

ON PEUT CHANGER LE MONDE

Depuis le mois de décembre 2010, Emmaüs International suit avec la plus grande attention les soulèvements qui touchent les pays du nord de l'Afrique.


Les révolutions en cours dans ces pays sont l'oeuvre de la société civile et notamment de ceux qui sont directement touchés par la pauvreté, la violence institutionnelle et les dictatures multiformes installées par les oligarchies en place depuis de très longues années. Les transformations à l'oeuvre, marquées par l'aspiration à la démocratie, doivent être saluées comme actes courageux et fondateurs face à l'immense désespérance accumulée. La maturité des acteurs ne doit pas être sous-estimée.

Inimaginables il y a quelques mois, ces évènements sont un signe décisif donné par les populations aux gouvernements rentiers, incompétents, corrompus imposés et entretenus par ces oligarchies qui, partout dans le monde, maintiennent des millions de personnes dans la misère et l'injustice permanente.

C'est également un avertissement sérieux aux "démocraties" qui ont appuyé jusqu'à ces derniers temps les régimes renversés : l'échec de leurs politiques dites réalistes est patent, le bilan en est désastreux. Ce n'est pas la peur (de l'instabilité, des migrants...) ni les intérêts économiques qui, comme par le passé, doivent guider la communauté internationale et les Etats dits démocratiques : avant de donner des leçons, et au regard des valeurs auxquelles ils font référence, ils seraient bien inspirés de réviser leurs propres fonctionnements et les fondamentaux de leur politique étrangère.

Avec ou sans eux, l'aspiration des peuples à la liberté et la justice, leurs exigences de dignité font et feront leur chemin !

Les groupes Emmaüs du monde entier appellent les Etats à prendre en compte les aspirations des exclus et donc aux mutations nécessaires.

Emmaüs International compte 313 organisations membres dans 36 pays d’Afrique, Amérique, Asie et Europe pour :
. Localement, mettre en place des activités économiques avec les plus exclus pour l'accès aux droits fondamentaux de chacun.
. Ensemble, montrer par des actions collectives qu'il y a des alternatives mondiales aux situations d'injustice.

Contact :
Jean Rousseau
Président Emmaüs International
+33 (0)6 85 63 06 98
www.emmaus-international.org
On peut changer le monde !

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Mercredi 2 février 2011 - 14h30

Ecole Normale Supérieure
Amphithéâtre Dussane
45 rue d'Ulm
75005 PAris

Claudia Girola est docteur en anthropologie, maître de conférence à l’université Paris VII, membre du Centre de représentations et pratiques politiques. Elle étudie depuis les années 1990 les pratiques identitaires des sans-abri, notamment leurs constructions narratives biographiques et leur mémoire collective dans ces conditions extrêmes de vie, et a publié plusieurs articles à ce sujet.

Gratuit, ouvert à tous, sans inscription.













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Description : Conférence du collectif des associations unis



Invitation : Remise du prix DOHA CAPITALE CULTURELLE ARABE


Ce soir, le prix "Doha capitale culturelle arabe" sera remis par Son Excellence Monsieur Mohamed Al Kuwari, ambassadeur du Qatar à Paris, à l'occasion de l'année « Doha 2010 : Capitale Culturelle du Monde Arabe» et au nom du «commun culturel entre l'État du Qatar et la France ».


Le Docteur Farida Aït-Kaci, Chevalier de la Légion d'Honneur, oeuvre depuis 18 ans sur le terrain de la précarité.
Présidente d'honneur de la Chorba pour tous, femme de passion, elle décide de consacrer son temps aux plus démunis. La solidarité n'ayant pas de frontières, elle intervient également à l'international, aussi bien en Afrique qu'en Algérie, auprès des orphelins et des personnes âgées. Pour renforcer son action à l'international, elle vient de créer l'association « le Coeur en partage».

Ce partage et cette solidarité ont interpellé Son Excellence Monsieur Mohamed Al Kuwari, ambassadeur du Qatar à Paris, à l'occasion de l'année « Doha 2010 : Capitale Culturelle du Monde Arabe » et au nom du «commun culturel entre l'État du Qatar et la France », Son Excellence Monsieur l'Ambassadeur Mohamed Al Kuwari, remettra sous le chapiteau de «Une Chorba pour Tous »,
 
Lundi 6 septembre 2010 à 21h,
Le prix «DOHA CAPITALE CULTURELLE ARABE»,

- au Dr Farida Aït-Kaci Belazouz, Présidente d'honneur d' « Une Chorba pour tous »,
- à Madame Véronique Colucci, veuve de feu Coluche, fondateur des « Restos du Coeur »,
- ainsi qu'à l' « Association Emmaüs », représentée par Monsieur Didier Cusserne.
 
Rendez-vous ce soir, lundi 6 septembre à 20h45
Sous le chapiteau de l'association « Une Chorba pour Tous »
22, rue de l'Ourcq - 75019 Paris
Ligne 5 : Métro Ourcq


Cette consécration redonne du sens aux valeurs humaines universelles que nous partageons tous. Nous comptons vivement sur votre présence, pour ce rendez-vous hautement symbolique !

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SALON EMMAÜS 2010 : L’Asie est à l’honneur


Le 11ème Salon Emmaüs aura lieu dimanche 20 juin à Paris Expo, Porte de Versailles (Hall 2.1), de 9h30 à 19h. Entrée solidaire : 3 euros. Gratuit pour les chômeurs et enfants de moins de 12 ans.

Collecter des fonds. Se rencontrer. Mobiliser.
Que ce soit pour se balader, pour dénicher la perle rare ou pour acheter utile et bon marché, participer au Salon Emmaüs, c'est soutenir un modèle de société alternatif.
Ce grand rendez-vous annuel est un événement solidaire et international ouvert à tous. Les associations du Mouvement Emmaüs du monde entier déploieront leurs stands pour présenter leurs activités et vendre leurs objets insolites issus de la récupération. En ces temps de crise et de baisse de pouvoir d'achat, le Salon Emmaüs est une solution indispensable. C'est également une action politique et engagée pour développer une consommation alternative et refuser le gâchis, le "tout jetable".

L’Asie est à l’honneur.
Cette année, les bénéfices du salon seront reversés aux actions d’Emmaüs International en Asie afin de soutenir des projets en Inde, au Bangladesh, en Indonésie et au Liban. Des représentants des groupes Emmaüs de ces pays seront présents sur le salon dans un espace qui leur sera spécialement dédié. Ils informeront les visiteurs des actions qu’ils mènent sur place et mettront en vente de l’artisanat local.

L’Association Emmaüs sur le salon.
En tant qu’acteur majeur du Mouvement Emmaüs en France, l’Association Emmaüs sera présente sur le salon. Cette année, vous pourrez déguster de délicieux jus de fruits frais au "Bar Bio en Carton", visiter une expo photos sur la vie de nos centres, découvrir toutes les actions que nous menons en faveur des plus démunis à travers un quizz et échanger avec des salariés de l’association.


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Les mineurs étrangers à la rue

La prochaine conférence-débat de l'Association Emmaüs et Normale Sup' sera animée par Angelina Etiemblé, docteur en sociologie et spécialiste de l'immigration, sur le thème :

"Mineurs à la rue, étrangers et isolés,
Mieux les connaître pour mieux les protéger
"

Mercredi 5 mai à 14h30
École normale supérieure
45 rue d'Ulm 75005 Paris
Salle Dussane (accès par l'angle rue d'Ulm-rue Érasme)
Gratuit, ouvert à tous, sans inscription

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« Emmaüs, la force des faibles » sur France 5

Un documentaire intitulé "Emmaüs, la force des faibles" sera diffusé mardi 30 mars à 20h35 sur France 5. Ce film de 50 minutes sera suivi d’un débat animé par Carole Gaessler, en présence de plusieurs membres ou amis du mouvement. Pour parler de l'action de l'Association Emmaüs, les journalistes de France 5 ont fait un reportage complet à l'Agora.

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APPEL A MANIFESTER
Samedi 13 mars 2010 à 15h
Place de la République à Paris

Pour l’arrêt des expulsions
et la création de logements sociaux,
contre le logement cher.


Avec la fin de la trêve hivernale des expulsions, de nombreuses familles risquent à nouveau de se replier sur des formes indignes d’habitat, voire d’être jetées à la rue dès le 15 mars.

Alors que 10 millions de personnes sont aujourd’hui touchées par la crise du logement, et que parmi elles 3,5 millions sont très mal logées,

Alors que les dépenses consacrées au logement atteignent un record historique (en moyenne 25% du budget des ménages) et que les plus modestes y consacrent 40% voire 50% de leurs ressources,

Alors que les derniers chiffres disponibles sont édifiants (1,8 million de locataires en difficulté de paiement en 2006, dont 500 000 en situation d’impayés) et que tout porte à croire que la situation des ménages va encore s’aggraver dans les mois à venir sous l’effet de la crise économique (avec un million de chômeurs qui devraient arriver en fin de droits courant 2010),…

… ce sont de véritables drames humains et sociaux qui se profilent avec la reprise des expulsions locatives !

Rappelons qu’en 2008, plus de 105 000 jugements d’expulsion ont été prononcés, et plus de  11 000 ménages ont été expulsés de leur domicile avec le concours de la force publique.

Pour le Collectif des associations unies, les expulsions locatives renvoient à trois types d’échec. L’expulsion signe tout d’abord la faillite des politiques de prévention alors même que tous les professionnels s’accordent à dire que, lorsque tout est mis en œuvre pour accompagner les ménages en difficulté, l’expulsion peut être évitée !

Elles ont également d’importantes conséquences sur le secteur de l’hébergement, puisque nombreuses sont les familles confrontées à une expulsion qui, faute de trouver des solutions adaptées de logement, se tournent vers des structures d’accueil collectif déjà fortement engorgées. Sur le front du logement enfin, la mise en œuvre des décisions d’expulsion apparaît pour le moins paradoxale puisque les ménages menacés d’expulsion font désormais partie des catégories de publics prioritaires dans le cadre du Dalo. Il apparaît dès lors indispensable d’éviter à tout prix les expulsions, plutôt que de voir grossir les rangs des ménages devant être relogés en urgence par le préfet.

Dans un tel contexte de crise, le Collectif des associations unies demande des mesures immédiates :
- Suspendre pour l’année 2010 les expulsions locatives pour les ménages de bonne foi, tout en garantissant le dédommagement des propriétaires ;
- Pour éviter de nouvelles catastrophes sociales : privilégier l’accompagnement des ménages sur le plan social, financier et juridique ; rendre obligatoires les enquêtes sociales et doter les commissions départementales de prévention, des moyens nécessaires à leur financement ;
- Tarir en amont toutes les sources d’exclusion : appliquer pleinement le principe de non-remise à la rue pour les personnes hébergées dans des structures, et préserver le pouvoir d’achat des ménages modestes par l’augmentation immédiate de 12 % des aides personnelles au logement.


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Qype et l’Association Emmaüs lancent la « Journée du coeur »


11/02/2010

Trois ans après le départ de l’abbé Pierre, son combat reste cruellement d’actualité. La crise ne cesse d’accroître la précarité, et d’années en années le nombre de sans-abri ne cesse d’augmenter. La situation est d’autant plus préoccupante en cette période de très grand froid.

A cet effet, Qype et l’Association Emmaüs lancent la « JOURNEE DU COEUR » le mardi 16 février 2010.

Le principe ?
Qype.fr, site communautaire de partage de bonnes adresses et d’événements comptant plus de 300.000 membres, s’engage à reverser 0,50€ à l’Association Emmaüs pour chaque avis posté sur leur site le mardi 16 février.

Tous les internautes sont donc invités à participer à cette opération caritative en se rendant sur le site http://www.qype.fr : quelques clics et 2 minutes suffisent !

A vos souris !


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Remobiliser les femmes


26/01/2010

A la suite d'une rencontre entre le Fonds de dotation EREEL et l'Association EMMAÜS, est né le projet "Action remobilisation des femmes".

Parrainé par Marie-Anne Chazel, le projet a pour ambition d'offrir un suivi personnalisé aux femmes qui souhaitent se réconcilier avec leur image : soins de beauté, maquillage, coiffure, stylisme, des professionnels et des bénévoles animeront sur 9 mois des ateliers avec 15 femmes à chaque édition.

Le lancement de l'opération a eu lieu au centre d'hébergement Saint-Honoré, situé à Paris dans le 8e arrondissement. Les 15 premières "candidates" du projet ont profité de matinée du 26 janvier pour se faire jolies.

Une initiative enthousiasmante qui doit tout à Christine Salaün et au fonds de dotation Ereel.

Pour l'opération parisienne, EREEL a rassemblé l'Ecole d'Esthétique et de Parfumerie Régine FERRERE pour la mise en beauté, BEAUTY TECH distributeur de la marque ANESI pour les produits de soins, PARISAX Professional pour les produits de maquillage, le salon de Coiffure BEIGE ET BLANC pour les conseils coiffure et SERGE BENSIMON qui offre plus de 200 pièces de sa collection de vêtements. Le "relooking" sera supervisé chaque mois par une styliste, la première étant la créatrice Aurélie CHERELL.

Renseignements : communication@emmaus.asso.fr




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Mobilisation pour les afghans réfugiés à Paris

L'Association Emmaüs s'associe au cri d'indignation lancé par Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008, sur la situation réservée aux réfugiés afghans à Paris. Dans un texte virulent, l'auteur  et réalisateur dénonce le sort de près de cinq cents hommes qui vivent sous les ponts de Paris, dont 150 au Quai de Valmy.

Chacun est invité à lire et à signer la pétition.

Depuis l'été dernier, une mission a été spécialement mise en place pour venir en aide à cette population particulièrement démunie. Tous les matins, l'Association Emmaüs sert un petit déjeuner sur le quai aux personnes qui dorment dehors.

Trois ans après la disparition de l'abbé Pierre, l'Association Emmaüs  a choisi d'organiser un petit-déjeuner commémoratif le vendredi 22 janvier, aux abords du Quai de Valmy. S'il était encore parmi nous, l'abbé Pierre aurait bravé le froid et partagé le désarroi des afghans,  pour dénoncer leur situation.

Des amis de l'abbé Pierre et des personnalités concernées par le sort réservé aux hommes et aux mineurs, contraints de vivre sous ce pont, se joindront à notre appel.

Rendez-vous le vendredi 22 janvier dès 8h00
M° Jaurès sortie Boulevard de la Villette.

Renseignements : communication@emmaus.asso.fr


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La 2e Nuit solidaire pour le logement

Nous y étions !

 

Combien étions-nous cette nuit du 27 novembre, place de la Bastille ? Difficile de compter… Des milliers assurément ! 6 000 sandwiches merguez ont été distribués. Plus de 1 000 kilomètres solidaires ont été parcourus dans le défi solidaire "100 pas pour toiT". Des artistes sont venus parler, chanter par solidarité. 250 personnes ont passé la nuit sur place et ont pris le petit déjeuner à 6h du matin…

 

Une mobilisation qui poursuit l'action des 31 associations du collectif qui ont organisé cette 2ème nuit solidaire pour le logement. Une soirée de fête, une soirée d'action. Un rassemblement qui donne du baume au cœur à tous ceux qui agissent chaque jour avec les plus défavorisés, comme à tous ceux qui se retrouvent seuls, à la rue ou isolés face aux difficultés.

 

Pour cette soirée l'Association Emmaüs n'avait pas lésiné sur l'investissement de tous ceux qui sont militants de la cause des plus défavorisés, qu'ils soient bénévoles, compagnons ou salariés de l'association. 120 personnes ont organisé le service de sécurité, 50 personnes ont contribué au barbecue géant, un groupe a organisé une course solidaire, des centaines d'autres ont participé… qu'ils en soient tous ici publiquement remerciés.

 

Reste maintenant à savoir comment le message sera entendu du coté des pouvoirs publics… Seront-ils capables d'entendre l'urgence de la situation ? Rien ne permet encore de le dire. En tout cas qu'ils soient assurés que de notre coté, nous restons mobilisés !


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Crise du logement : Tous concernés !

Le collectif des associations unies organise la 2e Nuit solidaire le 27 novembre à Bastille (Paris). Entre concerts et actions symboliques, voici le programme de cette nuit citoyenne.

 

Flambée des loyers, impossibilité de se loger dignement, insalubrité, surpeuplement, augmentation des expulsions, saturation des centres d’hébergement, recrudescence du nombre de personnes contraintes de vivre à la rue : aujourd’hui 10 millions de personnes sont touchées par la crise du logement et 100 000 vivent à la rue.

 

Pour dénoncer une volonté politique insuffisante face à l’ampleur de la crise, exiger des mesures fortes et l’application du droit au logement pour tous, le Collectif des associations unies organise une 2e Nuit solidaire pour le logement.

 

Des artistes, des acteurs associatifs, des milliers de bénévoles et des personnes accompagnées par les associations vous donnent rendez-vous à Bastille (Paris), pour une grande nuit solidaire citoyenne.

 

Des concerts gratuits se tiendront sur le parvis du port de l’Arsenal. Des artistes se produiront sur scène tout au long de la nuit.


La Nuit solidaire sera l’occasion de mettre en places des actions symboliques :

  • Fabrication d’une toiture géante grâce à des tuiles signées par tous les citoyens et personnalités qui soutiennent le collectif.
  • Défi solidaire « 100 pas pour toiT » où chacun pourra participer, en marchant ou en courant, autour du Bassin de l’Arsenal. Cette action a pour symbolique la spirale de l’exclusion et a pour but d’accumuler des kilomètres solidaires pour le logement.
  • Organisation d’une grande soupe populaire, d’un barbecue géant et d’un petit déjeuner le samedi matin.
  • Des lits de camp et des matelas seront installés sur le parvis. En signe de solidarité avec les personnes à la rue, ceux qui le souhaitent pourront passer la nuit sur place.

 

Les équipes et les responsables des associations seront mobilisés toute la nuit pour rencontrer le public.

 

De nombreuses associations en France ont choisi de porter le flambeau et d’organiser la Nuit solidaire pour le logement dans d’autres villes de France. Retrouvez le programme des Nuits solidaires sur www.nuitsolidaire.fr

 

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PRESENTATION

EMMAÜS Solidarité intervient dans le domaine de l'hébergement, de l'accompagnement social, et du logement d'insertion.


L'association héberge ou loge 2 000 personnes par jour et vient en aide régulièrement à 5 000 personnes.


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