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10/06/2011
L'Association des Cités du Secours Catholique organise un Flash mob le vendredi 10 juin à 12h à l'Arche de la Défense. Parce que sans toit, une personne n'a pas accès aux droits fondamentaux : le droit de vivre en famille, de se soigner, de travailler, d'être citoyen et d'accéder au logement. Rendez-vous à 12h à droite de l'Arche de la défense quand on a Paris dans le dos (M° La Défense / Grande Arche).
08/06/2011
150 groupes Emmaüs, 2000 compagnons, salariés et bénévoles du mouvement venus de toute la France seront au rendez-vous pour soutenir les groupes installés en Amérique Latine. Vêtements, meubles, électroménager, télévisions, téléphones portables.... acheter au Salon Emmaüs c’est non seulement permettre à des personnes en difficulté de se remettre debout par l’exercice d’une activité solidaire, mais aussi soutenir une alternative économique et financer des projets de développement à l’international. Participation solidaire de 3 euros
01/06/2011
Avec le WWF France, Clichy accueille une installation de 1 600 pandas pour sensibiliser le public à la préservation de la biodiversité. L'équipe et les personnes accueillies du centre d'hébergement de Clichy ont participé activement à cette opération et sont remerciés par la mairie.
En clôture de son opération "Joli mois de mai" qui a mis l’accent sur le civisme, la propreté et la solidarité, la ville de Clichy-la-Garenne (92) a ouvert son parc des Impressionnistes à l’association WWF France pour l'installation de 1 600 pandas, réalisés en papier mâché, afin de sensibiliser le public à la préservation de la biodiversité. Cette installation a pu être mise en place avec l’Association Emmaüs, très présente dans la ville : une façon de montrer que l’écologie et la solidarité ne sont pas incompatibles, bien au contraire, et que la préservation de la planète n’est pas qu’une affaire de nantis.
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18/05/2011
Pour cette nouvelle Conférence-débat organisée le mercredi 11 mai 2011 entre l’Association Emmaüs et l’Ecole Normale Supérieure, Martin Olivera, anthropologue membre de l’Observatoire européen Urba-rom et auteur de Roms de Roumanie : la diversité inconnue (Etudes tsiganes n°38, 2010), était invité à intervenir sur « Les Roms en (bidon)villes : Quelle place pour les migrants précaires aujourd’hui ? ».
Après une présentation de l’invité du jour et de ses travaux par Nicolas Clément, Directeur Général de l’Association Emmaüs, Martin Olivera a présenté les questions qui seraient abordées avec notamment : qui sont ces roms familles qui vivent en « bidonvilles », que vivent-ils, comment vivent-ils elles et quelles sont les causes de leur arrivée ?
Pendant près de deux heures, l’anthropologue a ainsi tenté de mettre à mal les stéréotypes qui entourent la population Rom rom en revenant sur leur son histoire, sur l’imaginaire qui l’ entoure et sur les amalgames régulièrement faits qui leur portent parfois préjudice.
Et l’imaginaire pèse lourd : « migrants pas comme les autres », « nomades », « Européens sans être Européens », la population Rom rom est contrainte de vivre avec ces clichés qui la rendent « indésirable ». Concernant leurs habitations, les politiques rechignent à parler de « bidonvilles » – trop synonymes d’installation –, au profit de « campements illicites » à « gérer », voire à éradiquer (il n’est plus question, comme dans les années 1970, de « résorption » des bidonvilles).
La présence de ces migrants population Rom devient alors « la question Rom ». Cette « question » date de la fin des années 90, à l’heure où l’URSS les régimes communistes s’effondrent et les territoires se disloquent. La littérature, les médias, les enquêtes institutionnelles et scientifiques participent de cet nourrissent depuis l’image des « Roms, peuple maudit », « imaginaire rom » en relatant se focalisant sur la « misère » de ces peuples groupes et le « mal manque d’intégration » de cette minorité. On estime alors à entre 8 et 12 millions, les personnes issues de la minorité rom en Europe. Seulement là encore, non seulement les chiffres sont faux, mais l’amalgame est grand.
Martin Olivera rappelle ainsi pourtant une chose importante : ceux que l’on appelle de manière générique « les Roms » (on parlait jusqu’alors plutôt de « Tsiganes » au sens large), ne forment pas une minorité socialement et culturellement homogène, loin de là. De l’est à l’ouest de l’Europe, l’histoire de ces groupes est éminemment variée, leurs formes d’insertion locale également. Certains sont fort bien intégrés, tout en maintenant une vie communautaire forte, d’autres sont relégués aux marges des villes et des villages. Entre ces deux extrêmes, toutes les situations intermédiaires existent. Au sein même d’un pays comme la Roumanie, il est ainsi impossible de dresser le « profil type » des Roms : les situations locales sont diverses, en raison même de l’intégration des différentes communautés dans des environnements eux-mêmes divers. En dépit de leur éloignement géographique, les Gitans (Andalousie, Catalogne), les Manouches (germaniques) et les Roms (Europe Centrale, Hongrie, Bulgarie, Roumanie) appartiennent tous à une même population d’origine : les Tsiganes, qui seraient aujourd’hui entre 7 et 9 millions. Parmi ces groupes, les Roms représentent « une minorité ethnique particulière » dans la mesure où leur diversité est grande. Cette diversité est aussi celle de la Roumanie elle-même où les existences politiques et culturelles diffèrent.
Les Roms en Roumanie. Là encore les idées reçues persistent. En effet, tous les Roms de Roumanie ne vivent pas en parias, à l’écart de la population majoritaire à l’écart des ville, dans la misère la plus sombres. Il parait ainsi important de préciser qu’il n’y a pas, localement, de « stéréotype rom », ce qui signifie que lLeurs habitudes vestimentaires ou alimentaires et leur « niveau de vie » ne diffèrent pas systématiquement des autres Roumains qui les entourent. Une dichotomie apparaît cependant. Si les Roms ne sont pas localement en marge de la société roumaine, ils sont néanmoins largement pointés du doigt au sein desIl ne faut ainsi pas confondre la figure du Rom ou du Tsigane telle qu’elle apparaît dans les discours nationaux, où ces termes dans lesquels « Roms » et « Tsiganes » apparaissent souvent comme des injures, avec les réalités locales vécues par les différents groupes. Au sein des pays d’Europe centrale, les discriminations sont fréquentes. Ainsi, les migrations roms des quinze dernières années ne peuvent être comprises en dehors du contexte de paupérisation généralisée des couches populaires roumaines au cours de la « transition économique ».
Les causes de la migration. Martin Olivera explique ainsi que les causes de la migration ne sont pas uniquement nécessairement politiques, elles sont aussimais avant tout économiques, mais là encore le constat est à nuancer. Le choix du départ n’est ainsi pas nécessairement déterminé par la misère ou le manque de nourriture quotidien, mais plutôt par un manque de perspectives d’avenir qui contraint ces « migrants économiques » au départ, « pour faire quelque chose ». De ce point de vue, le taux d’émigration parmi les Roms de Roumanie est tout à fait semblable au taux national de 10% : plus de 2,3 millions de Roumains (parmi lesquels une centaine de milliers de Roms) ont fait le choix du départ au cours des 20 dernières années.
Arrivés en France dans les années 90 dans des villes telles que Nanterre ou Lyon, ils sont au départ peu nombreux. Cependant dès, à partir de 2002, la fin du visa obligatoire rend plus facile le passage vers la Francela circulation dans l’espace Schengen.
En dépit des ressources financières obligatoires (à raison de 30 à 100 euros par jour), la facilitation des formalités administratives encourage simplifie les départs. Après Nanterre et Lyon, les implantations se font désormais plus largement en Île de France, notamment dans les départements de Seine-Saint-Denis (93), et du Val-de-Marne (94) - proximité de Paris, friches industrielles et terrains vagues disponibles et de l’Essonne (91).
Au fil des années, le nombre d’arrivées reste toutefois assez faible puisque l’on compte environ 15 000 Roms roumains et bulgares en France en depuis 2004. Les années 2005 et 2006 marquent une nouv
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16/05/2011
Signer l'appel en ligne de France Terre d'Asile La France doit apporter une réponse digne et responsable à la question tunisienne. Depuis janvier 2011, plus de 20 000 Tunisiens sont arrivés sur les côtes italiennes et quelques milliers, qui se sont vus délivrer par Rome une autorisation provisoire de séjour à titre humanitaire, se sont dirigés vers la France.
Certains errent aujourd’hui dans les rues et les squares des grandes villes, Marseille, Nantes et surtout Paris. Ils bénéficient du soutien d’urgence que leur apportent les associations, certaines municipalités et d’une importante entraide communautaire et citoyenne. Cela ne suffit évidemment pas.
Face à cette situation chaque jour plus dramatique, le gouvernement français, guidé par des considérations de politiques internes, a déployé une série de réponses totalement inadaptées : multiplication d’interventions policières, placement en garde à vue, en centre de rétention, blocage de la frontière franco-italienne et réadmission de Tunisiens vers l’Italie. La France manque à sa réputation de patrie des droits de l’Homme et déroge aux principes qu’elle a toujours défendus. Nous sommes en droit d’attendre de notre pays une autre réponse, digne et responsable, qui porte nos valeurs.
Les personnalités et organisations signataires refusent l’instrumentalisation idéologique et politique de cette situation et en appellent au gouvernement français pour qu’il adopte des solutions à la hauteur des enjeux.
Nous demandons pour cela que le gouvernement :
- Cesse les interventions policières sur les lieux de rassemblement des Tunisiens : ces interventions sont discriminatoires, agressives et inutiles.
- Propose un dispositif d’accueil temporaire.
- Mette en place un dispositif spécifique d’aide au retour volontaire pour les Tunisiens qui souhaitent retourner dans leur pays : cette mesure permettrait d’organiser des retours de manière digne et humaine à un coût qui ne serait pas plus élevé que le coût de la politique actuelle.
- Considère la situation des Tunisiens qui pourraient entrer dans des dispositifs d’accès au séjour ou de formation professionnelle, notamment dans le cadre des accords migratoires franco-tunisiens.
- Contribue, y compris dans le cadre européen, à une aide significative au développement économique et social de la nouvelle démocratie tunisienne.
- Encourage la solidarité européenne en matière d’accueil des migrants.
Prendre ces mesures simples et humaines c’est bien peu quand on sait que la Tunisie a accueilli 300 000 déplacés de la crise libyenne en faisant preuve d’un élan de solidarité exceptionnel. En entendant notre appel, la France s’honorerait de renouer avec des principes qui ont inspiré les différents mouvements de ce printemps arabe tant salué et de la révolution du Jasmin en particulier.
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16/05/2011
Article publié dans La Croix du 2 mai 2011 Il y a un an, 39 personnes sans domicile ont vu leur dossier, en vertu du droit à un logement opposable, accepté. Elles attendent toujours une proposition d’hébergement et se voient désormais reprocher que leur dossier n’est plus à jour.
En mars 2010, à l’Agora, accueil de jour de l’Association Emmaüs, 39 personnes sans domicile se réunissent pour entendre parler de la loi du 5 mars 2007 et du droit à l’hébergement opposable. Elles apprennent qu’elles peuvent déposer des dossiers pour expliquer leur situation – sans logement, sans domicile, sans abri, - et adressent leurs 39 dossiers le 6 avril 2010 à la Commission de médiation de Paris. A l’issue d’un délai de six semaines, chaque personne reçoit un courrier disant qu’elle est "désignée comme prioritaire et doit être accueillie en urgence dans une structure d’hébergement, un établissement ou logement de transition, un logement foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale".
La lettre du Président de la commission de médiation de Paris précise aussi que cette décision est "transmise au Préfet de Paris afin qu’une offre d’hébergement soit faite dans un délai maximum de six semaines". Jusque là, tout se déroule donc comme le prévoit la loi.
Pourtant, au bout du délai accordé au Préfet, aucune proposition d’hébergement ne parvient aux intéressés. L’hiver est proche, 14 personnes décident de saisir le Tribunal administratif. En novembre et décembre, c’est le moment des audiences devant le juge du tribunal, puis de la réception des jugements qui enjoignent "au Préfet d’assurer l’accueil en urgence dans une structure d’hébergement" et fixent le montant d’une astreinte due par le Préfet pour chaque jour de retard.
Comme tous les 15 jours, en avril 2011, les personnes se réunissent pour voir s’il y a du nouveau. Aucune proposition d’hébergement n’est encore connue mais, espoir, un service de l'État souhaite joindre l’Association Emmaüs au sujet des 39 dossiers déposés un an plus tôt, en avril 2010. Le contact est donc pris avec ce service pour s'entendre dire : "Nous voulions vous alerter sur le fait que des dossiers ne sont plus à jour". Autrement dit, certaines adresses de domiciliation ne sont plus valables. Mais impossible de faire entendre à l'administration que l’Association Emmaüs est toujours en contact avec ces personnes qui peuvent donc être jointes.
Ainsi, du 6 avril 2010 au 13 avril 2011, jour de cette courte mais édifiante conversation téléphonique, c’est une année qui s’est écoulée, un hiver qui est passé, les centres provisoires de la période hivernale qui ont fermé. Et les 39 personnes sont toujours sans logement, sans domicile, sans abri ! Quoi d’étonnant que certains soient sans adresse ?
Un an d’attente d’un hébergement qui est un droit opposable mais non appliqué, un an d’attente d’un hébergement, un droit reconnu mais bafoué.
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EMMAÜS Solidarité intervient dans le domaine de l'hébergement, de l'accompagnement social, et du logement d'insertion.
L'association héberge ou loge 2 000 personnes par jour et vient en aide régulièrement à 5 000 personnes.