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Localiser un centre 30/03/2010
Le 17 janvier dernier, la Ville de Paris et l'Association Emmaüs ont pris l'initiative d'ouvrir un site dans l'ancien hôpital St Lazare pour mettre à l'abri jusqu'au 31 mars une centaine d'exilés du 10ème arrondissement.
Ces exilés, principalement originaires d'Afghanistan, s'étaient regroupés le long du Canal St Martin dans des conditions de vie indignes et un état sanitaire préoccupant, qui ne pouvaient laisser sans réaction, face à un hiver particulièrement rigoureux.
Afin de prévenir une situation de crise humanitaire, l'Association Emmaüs et la Ville de Paris ont donc ainsi porté assistance aux jeunes exilés, palliant à ce qui relève normalement de la responsabilité de l'Etat.
Ce site provisoire a permis, pendant 2 mois et demi, d'offrir, chaque nuit, des dortoirs, des repas, des douches et un accès à l'hygiène pour les personnes accueillies. En complémentarité avec le kiosque, (lieu d'accueil et d'orientation des exilés du 10ème, ouvert en octobre 2008 en partenariat Ville de Paris - Association Emmaüs - France Terre d'Asile), les exilés ont pu être soutenus pour faire valoir leurs droits de demandeurs d'asile en France. Avec l'action de nombreux bénévoles et du monde associatif, ils ont pu accéder aux soins et aux services de santé et, pour la moitié d'entre eux, s'engager dans l'apprentissage du français.
Pendant cette période, l'Association Emmaüs, a oeuvré pour connaitre la situation de chaque personne accueillie et déterminer les besoins et attentes de chacun. Il en ressort que 44% disposent d'autorisation régulière de séjour en France, que 20% (dit "Dublin") sont en attente, et que 93% souhaitent un hébergement. Ce constat objectif permet d'affirmer que les ressortissants afghans accueillis à St Lazare, ne sont ni des clandestins, ni des personnes en transit vers le nord de l'Europe, mais bel et bien des demandeurs d'asile, bénéficiaires à ce titre d'un droit à l'hébergement reconnu tant par la législation française que par le droit européen.
Sur la base de l'analyse de ces situations individuelles, l'Association Emmaüs a engagé avec la préfecture de Paris un travail d'orientation des personnes vers les places en Centre d'Accueil pour Demandeur d'Asile (CADA) disponibles en Ile de France et en Province. La Ville de Paris et l'Association Emmaüs ont mobilisé de leur coté toutes les places d'hébergement dont elles pouvaient disposer.
Ainsi, au moment de la fermeture du site Saint Lazare, le 31 mars, chaque personne présente en permanence dans le centre se verra proposer une solution d'hébergement.
La Ville de Paris et l'Association Emmaüs, qui ont décidé conjointement d'ouvrir ce site provisoire et de le fermer au 31 mars (les locaux ne permettant pas de proposer un hébergement de qualité sur le long terme) démontrent ainsi qu'il est possible d'accueillir et d'orienter des personnes exilées en France.
Au-delà de la situation des hébergés du centre St Lazare, la Ville de Paris et l'Association Emmaüs expriment leurs préoccupations devant la situation des demandeurs d'asile, qui restent nombreux dans la capitale. Plus de 3 000 sont en attente d'un hébergement dans le dispositif national d'accueil géré par l'Etat. Une extension des capacités d'accueil en CADA est donc plus que jamais nécessaire, ainsi que la création de places d'hébergement.
Alors que s'annonce la fermeture d'ici l'été de 500 places d'hébergement dédiés aux personnes sans-abri sur Paris et que les centres actuellement ouverts sont saturés, la Ville de Paris et l'Association Emmaüs demandent au gouvernement d'intervenir pour maintenir les capacités d'accueil ouvertes cet hiver ou de les compenser par d'autres ouvertures à Paris et en Région Parisienne.
Télécharger le fichier associé : NR - Communiqué de presse - Fermeture du centre Saint Lazare une solution proposée à chacun 300310.pdf
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26/03/2010
Depuis le 17 janvier, l'ancien Hôpital Saint-Lazare, situé au 107 rue du Faubourg Saint-Denis à Paris, accueille des exilés afghans ou kurdes, contraints de vivre dans la rue. Mis à disposition par la Mairie de Paris, ce centre d'hébergement éphémère est géré et animé sur les fonds propres de l'Association Emmaüs. Chaque jour, 100 exilés y trouvent refuge pour la nuit et ce, jusqu'au 31 mars prochain.
Le centre d'hébergement ouvre ses portes tous les jours de 17h à 9h le matin. L'équipe du "107" est composée d'une douzaine de personnes (une chef de service, une responsable des bénévoles, des travailleurs sociaux, huit agents d'accueils, deux compagnons), qui travaillent sur deux plages horaires, le matin et le soir. La capacité d'accueil des lieux étant limitée, les équipes sont confrontées régulièrement à des problèmes d'affluence.
Chaque jour, des bénévoles participent au service des petits-déjeuners. Le soir, 4 ou 5 autres viennent partager la soirée pour la rendre plus conviviale. Tous les jeudis soirs, un repas communautaire est préparé par les Afghans. Cette initiative favorise les échanges et la fraternisation.
Les personnes accueillies dans ce centre d'hébergement sont meurtries par la situation politique de leur pays, et par leur arrivée sur le territoire français. Un diagnostic* précis a été établi par la direction du Territoire Paris 10/11 de l'Association Emmaüs. Il révèle que 2/3 des personnes accueillies à l'hôpital Saint-Lazare sont en capacité de demander l'asile (ils ont une autorisation provisoire de séjour et sont en procédure Dublin) et un hébergement. Mais les places manquent pour les accueillir...
Protéger et orienter : Afin de garantir de bonnes conditions d'accueil, l'Association Emmaüs a mis en place différents partenariats avec d'autres associations : Médecins du Monde et Médecins sans Frontières ont notamment apporté leur soutien sanitaire en assurant un suivi individualisé des personnes accueillies, tandis qu'une association, créée par des professeurs bénévoles diplômés, aide quotidiennement les Afghans dans l'apprentissage du français.
Avec le Kiosque, la "mission humanitaire" et le petit-déjeuner sur le Quai de Valmy servi tous les matins depuis juillet dernier, l'Association Emmaüs met tout en oeuvre pour protéger et orienter ces jeunes hommes, et trouver une solution d'hébergement digne et pérenne.
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* La direction du Territoire Paris 10/11 de l'Association Emmaüs a réalisé deux diagnostics auprès des exilés hébergés à l'Hôpital St Lazare et de personnes restées aux abords du Canal St Martin.
Télécharger les résultats.
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16/03/2010
Au jour de la reprise des expulsions dans toute la France, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un numéro vert intitulé "SOS Loyers impayés", destiné aux propriétaires comme aux locataires pour prévenir les risques d'expulsions locatives.
Le secrétaire d'Etat chargé du Logement, Benoist Apparu "a confié à l'ANIL (Agence nationale d'information sur le logement) la mise en place d'un numéro unique gratuit à destination des propriétaires et des locataires afin de mieux prévenir les expulsions liées aux situations d'impayés", a annoncé le secrétariat d'Etat dans un communiqué.
Ce numéro est le 0805.160.075.
"En appelant ce numéro vert, les locataires comme les propriétaires bénéficient de conseils et d'un accompagnement adapté à leur situation grâce à une mise en relation rapide avec un agent" départemental de l'ANIL, précise le communiqué.
"Trop souvent, lorsque les situations d'impayés sont détectées et que les travailleurs sociaux interviennent au sein d'une famille en difficulté, la dette locative est déjà importante et il devient alors difficile pour elle d'y faire face", estime le secrétariat d'Etat au Logement. "Une meilleure prévention des expulsions passe nécessairement par une intervention sociale le plus tôt possible".
Les expulsions locatives peuvent reprendre depuis ce mardi à 6h, après quatre mois et demi de trêve hivernale, comme tous les ans, du 1er novembre au 15 mars inclus.
Source : AP, 16 mars 2010
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15/03/2010
Dans un climat de tension qui pèse fortement sur les associations agissant en direction des personnes défavorisées, l'Association Emmaüs vient de traverser un mouvement social important.
Face à l'augmentation du nombre de personnes en situation d'exclusion et de grande précarité, elle tient à réaffirmer sa volonté de mener sa mission, en s'appuyant sur l'engagement fort de tous ses acteurs.
La direction de l'Association Emmaüs et les représentants des salariés ont su mener un dialogue constructif et parvenir à un accord qui porte notamment sur la mise en place d'un dispositif complet visant à améliorer les conditions de travail pour tous et sur la création de nouveaux lieux d'échange et de concertation.
Sur la question des salaires, la direction a pris le risque d'anticiper une évolution du système de rémunération. Les salariés de l'Association Emmaüs, soumis à des tensions importantes, ont besoin de voir leur travail en direction des personnes démunies légitimement reconnu. Ainsi, avec les acteurs de l'association, la direction interpellera les pouvoirs publics pour que les moyens nécessaires à son fonctionnement, mais aussi aux bonnes conditions d'accueil des personnes en situation d'exclusion, soient mis à sa disposition.
L'Association Emmaüs ressort de ce mouvement avec la ferme détermination de poursuivre sa mission sur la base des valeurs partagées par l'ensemble de ses acteurs (salariés, bénévoles, compagnons). La direction de l'association et les représentants du personnel partagent la même volonté de pérenniser la qualité du dialogue engagé à l'occasion de ce mouvement social, entamé le mardi 9 mars dernier.
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Créée en 1954, l'Association Emmaüs est l'une des plus anciennes et des plus importantes structures du Mouvement Emmaüs, fédéré par Emmaüs France (qui compte aujourd'hui 117 communautés, 51 SOS Familles, 17 associations tournées vers l'action sociale et le logement (dont l'Association Emmaüs), 38 comités d'amis, 26 structures d'insertion et 15 Relais).
La mission de l'Association Emmaüs se concentre essentiellement autour de l'accueil et de l'accompagnement des personnes sans abri. Elle est à distinguer des communautés de compagnons installées sur tout le territoire. L'Association Emmaüs compte actuellement près de 500 salariés. Elle gère et anime 5 équipes de maraudes, 12 espaces d'accueil, 29 centres d'hébergement, 9 maisons relais, des logements d'insertion et des services transversaux (Insertion, logement, culture, santé, etc.), à Paris, en région parisienne, en Haute Normandie et dans la région Centre. Elle accueille plus de 2 000 personnes par jour.
Télécharger le fichier associé : CP Association Emmaus accord 15 03 10.pdf
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13/03/2010
A l'heure de la réorganisation des maraudes, retour sur le quotidien des différentes équipes de travailleurs sociaux de la rue. Que ce soit en ville, dans le Bois de Vincennes ou à l'aéroport de Roissy, les "maraudes Emmaüs" battent le pavé pour créer et maintenir du lien social avec les sans-abri.
Maraudeurs de Roissy
Créée depuis mars 2007, la Maraude Roissy est composée d'une équipe de cinq maraudeurs, deux compagnons et d'un bénévole. Son territoire d'action ? L'aéroport de Roissy Charles de Gaulle et ce, 7 jours sur 7. Les maraudeurs partent quotidiennement en équipe de deux et les maraudes tournent de 7h à 23h.
La spécificité de cette maraude réside dans sa double activité : le lien social et l'orientation vers un lieu d'accueil installé au sein même de l'aéroport. Cet accueil de jour est ouvert quotidiennement de 9h à 13h. Les usagers peuvent ainsi avoir un accès à une douche, au vestiaire... Cinquante à soixante personnes y sont orienté par jour
La population rencontrée par la maraude est composée à 95% d'hommes, principalement âgés de 35 à 40 ans. La principale difficulté, Christophe Pauvel, chef de service, la résume parfaitement. « Sur les terminaux, les personnes que nous rencontrons sont extrêmement cassées mentalement. Pour la majorité, ce sont des personnes fréquentent l'aéroport depuis de nombreuses années... »
Pourtant, la force de cette mission réside dans son implantation dans la durée. « La stabilité de l'équipe, associée au fait que nous soyons présents au sein de l'aéroport depuis maintenant deux ans sont nos forces principales ». Naviguant à l'intérieur de l'aéroport, la maraude est reconnue par tous. « Nous avons tissés des liens forts avec les acteurs de l'aéroport et nous sommes en relation avec La Croix Rouge, l'Office d'Immigration et bien d'autres... »
La Maraude Roissy est ainsi devenue un acteur incontournable de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle et oeuvre tous les jours pour lutter contre l'exclusion.
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03/03/2010
A la veille de la fin du plan hivernal et de la reprise des expulsions locatives, les 31 associations unies tirent la sonnette d'alarme.
Dans un contexte de crise sans précédent tant sur le front du logement qu'en matière de fragilisation des ressources des ménages, la fin de la trêve des expulsions, comme la fin du plan hivernal, risquent de renvoyer des milliers de personnes à la rue. Pour éviter de telles catastrophes sociales, le collectif appelle à la mise en place d'une action forte et immédiate de la part des pouvoirs publics.
Le mercredi 3 mars, le collectif a publié son 5e baromètre, un outil qui mesure la mise en oeuvre des 100 mesures qu'il juge prioritaires et urgentes en matière de gouvernance, de prévention, d'hébergement et de logement des personnes sans abri et mal logées.
A l'issue de la conférence de presse organisée dans un centre d'hébergement de l'Association Emmaüs (127 rue du Faubourg st Honoré), une délégation composée de membres des différentes associations du collectif (Fondation abbé Pierre, Les Enfants de Don quichotte, Le Collectif les Morts de la rue, Emmaüs France, l'Association Emmaüs, l'Uniopss, La fédération des Pact, ATD, La Ligue des droits de l'Homme...), a souhaité remettre le baromètre aux Ministres concernés, rassemblés ce mercredi à l'Elysée pour le conseil des ministres.
Le groupe, accompagné de journalistes, a été arrêté par la police à proximité du Palais de l'Elysée. Encerclés par les forces de l'ordre, les représentants des différentes associations ont exprimé leur surprise de ne pouvoir remettre un simple courrier au Président de la République et aux ministres concernées par les problématiques soulevées par les associations qui composent le collectif. Après ½ heure d'attente et de pourparlers, une délégation de trois personnes a pu s'avancer et remettre à la loge ouest de l'Elysée le courrier qui devrait être remis au cabinet du Président de la République.
Les membres du collectif, encadrés de près par les forces de police, ont regagné le métro avant de se disperser.
Les associations souhaitent que leurs demandes soient entendues et appellent à une manifestation le samedi 13 mars prochain à 15h, Place de la République à Paris pour demander l'arrêt des expulsions locatives et la création de logements sociaux.
Les 31 membres du collectif :
Advocacy France, Association des Cités du Secours Catholique, Association Emmaüs, Association Nationale des Compagnons Bâtisseurs, ATD Quart Monde, Centre d'action sociale protestant (CASP), Collectif Les Morts de la Rue, Comité des Sans Logis, Croix marine, Croix-Rouge française, Emmaüs France, Enfants de Don Quichotte, Fédération des Associations pour la Promotion et l'Insertion par le Logement (FAPIL), Fédération de l'Entraide Protestante, Fédération Française des Equipes Saint-Vincent, Fédération des Pact, Fédération nationale Habitat & Développement, Fédération Nationale des Associations d'Accueil et de Réinsertion Sociale (FNARS), Fédération Nationale des Associations Solidaires d'Action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (FNASAT-Gens du voyage), Fondation Abbé Pierre, Fondation de l'Armée du Salut, France Terre d'Asile, Habitat et Humanisme, Les petits frères des Pauvres, Ligue des Droits de l'Homme, Médecins du Monde, Secours Catholique, Union Nationale des Amis et des Familles de Malades Psychiques (UNAFAM), Union des professionnels de l'hébergement social (UNAFO), Union Nationale pour l'Habitat des Jeunes (UNHAJ), Union Nationale Interfédérale des oeuvres et Organismes Privés Sanitaires et Sociaux (UNIOPSS).
Télécharger le fichier associé : BAROMETRE 5.pdf
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L'association Emmaüs intervient dans le domaine de l'hébergement, de l'accompagnement social, et du logement d'insertion.
L'association héberge ou loge 1 900 personnes par jour et vient en aide régulièrement à 5 000 personnes.